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Pétition internationale pour la paix en RDC.

PÉTITION INTERNATIONALE

RDC : condamner la stratégie armée de Joseph Kabila et du FRN

Pour la protection des civils, le respect de la démocratie et le refus de la conquête du pouvoir par les armes

À l’attention des autorités des États-Unis d’Amérique, de la République française, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des Nations unies et des organisations régionales africaines.

Nous, signataires de la présente pétition, de toutes nationalités et de tous horizons, unis par notre attachement à la paix, à la protection des populations civiles et au respect des principes démocratiques, demandons une condamnation publique, ferme et sans ambiguïté du recours à la force revendiqué par le Front pour la refondation de la nation (FRN), sous la direction de Joseph Kabila, ainsi que de toute tentative de conquête du pouvoir par les armes en République démocratique du Congo.

Le 12 octobre 2026, à Goma, la création du FRN a été annoncée sous la direction de l’ancien président Joseph Kabila. Cette coalition politico-militaire comprend le M23 et revendique la possibilité de recourir à la force contre le pouvoir de Kinshasa. Ces éléments ont notamment été rapportés par l’Associated Press et l’Agence France-Presse. (apnews.com⁠, afp.com⁠)

Cette orientation appelle une réponse internationale claire. Le désaccord politique, aussi profond soit-il, ne saurait légitimer une entreprise de conquête armée du pouvoir.

Le recours à la force explicitement revendiqué

Selon la déclaration politique du FRN datée du 12 octobre 2026 à Goma, citée par ACTUALITE.CD, le mouvement entend combattre le pouvoir de Kinshasa :

« par tous les moyens y compris la force ».

Le même compte rendu indique que les signataires ont désigné Joseph Kabila à la présidence du FRN. Il précise toutefois que la déclaration ne fixe aucun calendrier opérationnel et n’annonce pas d’offensive précise. (actualite.cd⁠)

C’est cette revendication explicite du recours à la force que nous demandons à la communauté internationale de condamner. Les critiques adressées aux autorités congolaises peuvent être débattues et leurs actes doivent pouvoir être contestés par des voies pacifiques. Elles ne sauraient justifier une stratégie de conquête armée du pouvoir qui expose les populations à une aggravation des violences.

Nous demandons donc à Joseph Kabila et au FRN de renoncer publiquement au recours aux armes pour accéder au pouvoir et de traduire cet engagement en actes vérifiables.

Les Congolais ne doivent plus payer de leur vie les ambitions politiques

Nous refusons que les populations congolaises soient exposées à une nouvelle escalade militaire, à davantage de morts, de déplacements, de destructions et de familles brisées.

Le recours revendiqué à la force fait peser un risque d’aggravation des violences sur des populations qui aspirent à la sécurité, à la dignité et à la reconstruction de leur avenir.

Aucune ambition présidentielle, aucun passé au sommet de l’État et aucune promesse de refondation ne donnent le droit de disposer de la vie des citoyens.

La vie des Congolais doit passer avant toute ambition de pouvoir.

Refuser un précédent dangereux pour la démocratie en Afrique

Accepter qu’un ancien président s’associe à des forces rebelles pour chercher à reconquérir le pouvoir par les armes créerait un précédent profondément dangereux pour la démocratie et l’alternance politique.

Quel message serait alors adressé aux électeurs, aux oppositions pacifiques et aux générations futures ? Que le résultat d’un processus politique peut être remis en cause par une offensive militaire ? Que la possession d’une force armée donne davantage de droits que la participation citoyenne ?

Nous refusons cette logique. Elle fragilise les institutions, décourage l’engagement civique et menace la stabilité du continent.

Critiquer le pouvoir est un droit. Revendiquer sa conquête par les armes appelle une condamnation claire.

Notre démarche ne constitue pas un blanc-seing aux autorités congolaises. Nous exigeons également d’elles le respect des libertés publiques, des droits de l’opposition, de la transparence électorale et de leur obligation de protéger la population.

La défense des institutions et l’exigence de leur redevabilité vont ensemble. Les manquements des gouvernants doivent pouvoir être dénoncés et contestés par des voies pacifiques, démocratiques et judiciaires.

Nos demandes à la communauté internationale

Représentée par :
Éric Kamba
Président du CADA
Géostratège et analyste des relations internationales

Nous demandons aux États-Unis, à la France, à l’Union africaine, à l’Union européenne, aux Nations unies et aux organisations régionales africaines :

  1. De condamner publiquement et sans ambiguïté le recours à la force revendiqué par le FRN sous la direction de Joseph Kabila, et de rejeter toute tentative de renversement armé des institutions ou de conquête du pouvoir par la violence en RDC.
  2. D’exiger du FRN et des groupes armés qui le composent la cessation des hostilités, la renonciation à la conquête armée du pouvoir et l’engagement dans un processus vérifiable de désarmement.
  3. De refuser toute reconnaissance d’un pouvoir imposé par les armes, ainsi que toute légitimation des conquêtes territoriales réalisées par des groupes rebelles.
  4. D’exiger de tout État ou acteur extérieur qu’il s’abstienne de soutenir une entreprise de déstabilisation de la RDC, et qu’il mette fin à tout appui militaire, financier ou logistique à une telle entreprise.
  5. D’examiner des mesures ciblées contre les responsables et les soutiens dont le rôle serait établi, sur la base d’éléments vérifiables et dans le respect des procédures applicables, notamment en cas de violences contre les civils ou d’obstruction aux efforts de paix.
  6. De faire de la protection des civils une priorité immédiate, en exigeant de toutes les parties le respect du droit international humanitaire, l’accès de l’aide humanitaire et la protection des personnes déplacées.
  7. De soutenir une solution politique pacifique respectant la souveraineté, l’intégrité territoriale et les droits démocratiques du peuple congolais, sans faire de l’exercice de responsabilités publiques une récompense obtenue par la rébellion.
  8. De rendre publiques leurs positions et les démarches entreprises, afin que leurs engagements en faveur de la paix et de la démocratie se traduisent par des actes concrets et vérifiables.

Négocier pour la paix sans légitimer la violence

Nous ne demandons pas l’interruption des médiations nécessaires à la protection des populations. Nous demandons qu’aucune négociation ne consacre un droit à gouverner acquis par la violence.

Il est possible de soutenir la médiation tout en condamnant le recours aux armes. Il est possible de rechercher une solution politique tout en refusant que la rébellion devienne une voie privilégiée d’accès au pouvoir.

La paix doit garantir la sécurité des citoyens, le respect de leurs droits et leur liberté de choisir leurs dirigeants.

Notre appel

Aux autorités américaines et françaises, aux dirigeants africains et aux responsables des institutions internationales, nous demandons de parler clairement et d’agir avec cohérence.

Les Congolais ont droit à la même protection, à la même considération et au même respect de leur souveraineté que tous les autres peuples.

Nous demandons une condamnation sans ambiguïté de la stratégie armée portée par Joseph Kabila et le FRN. Nous demandons des mesures diplomatiques concrètes pour prévenir une nouvelle escalade. Nous demandons que la protection des populations prime sur les rapports de force et les ambitions politiques.

Le pouvoir doit se conquérir par les urnes. Les différends doivent se régler par des voies pacifiques. La population ne doit plus en payer le prix.

Qui peut signer ?

Cette pétition est ouverte à toute personne, sans distinction de nationalité, de pays de résidence ou d’appartenance politique, qui partage les principes et les demandes exprimés dans ce texte.

En signant, vous soutenez un appel pacifique à la protection des civils, au respect de la démocratie et au refus de la conquête du pouvoir par les armes en République démocratique du Congo.

Organisation initiatrice :
Congo Action pour la Diplomatie Agissante (CADA)
Organisation de la société civile

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Sources et transparence

La citation du FRN est un extrait rapporté par la presse ; elle ne constitue pas une reproduction intégrale du document original.

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