D’entrée de jeu, il est utile de savoir que le modèle économique anglo-saxon est différent de celui des pays francophones. Ce qui a des implications aussi bien sur les relations humaines que professionnelles.
Et deux questions méritent d’être posées : quel est le modèle économique le plus favorable pour la République Démocratique du Congo et quel est l’avantage politique et économique peut-elle en tirer.
De prime abord, il convient de savoir que le volume d’échanges entre les pays francophones ne représente que 14 % du PIB mondial contre plus de 50 % entre les pays anglo-saxons. Et, partant de la théorie marxiste qui dit que la structure détermine la super structure, il est dès lors normal que le monde anglo-saxon influence la politique mondiale en faisant pencher la balance en faveur de leur communauté. Cela pourrait, dans une certaine mesure, justifier la présence du Rwanda à la commande de l’OIF.
A ce stade, tout porte à croire que rejoindre le Commonwealth est bénéfique pour la République Démocratique du Congo. Cette adhésion lui permettrait d’accroitre ses débouchés et d’entretenir des relations privilégiées avec les USA et les autres pays anglo-saxons. Néanmoins, la question qu’il importe de se poser demeure dans les dividendes que la République Démocratique du Congo pourrait avoir en cas de pareil revirement. En effet le Congo-Kinshasa évolue depuis fort longtemps dans le monde francophone et est, de surcroît, le plus grand pays francophone de la planète. Et son économie, ainsi que la mentalité de son peuple sont pareils à ceux d’autres pays francophones.
Pour clore, pareil revirement ne peut profiter à la République Démocratique du Congo que si celle-ci opère des changements profonds dans tous les secteurs de la vie nationale avec un accent particulier sur l’éducation nationale et l’économie. Au stade actuel des choses, le passage au monde anglo-saxon ne peut apporter le bénéfice escompté sur le plan économique. Ce serait possible, dans une certaine mesure, sur le plan politique.