(Moïse Musangana)
La RDC connait depuis son accession à l’indépendance le 30 juin 1960 des crises politiques récurrentes qui ont fini par miner son destin sur le plan tant national qu’international. La contestation de la légitimité des Institutions et de leurs Animateurs, ainsi que noté dans l’exposé des motifs de la Constitution du 18 février 2006, se trouve être l’une de leurs causes fondamentales. Mais, entre 1996 et 2003, cette contestation chronique a pris un éclat particulier avec les guerres qui ont mis en pièces le pays, effondrant ainsi l’Etat, et régionalisé, voire complexifié, le conflit en raison de l’implication de plusieurs pays africains et groupes rebelles dans les combats. C’est ce que l’on appelé «la première guerre mondiale africaine», dont le Rwanda et l’Ouganda, furent les têtes de pont, se servant de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques du Congo) comme cheval de Troie. En quête de leadership sur le Congo pour le régenter politiquement et s’assurer ainsi le contrôle de ses ressources, ces deux pays se sont livrés une guerre très meurtrière en juin 2000 à Kisangani, faisant plus de mille morts et de dégâts matériels très importants. A défaut de balkaniser le Congo devant la résistance des populations, ils se sont résolus, entretemps, à transformer sa partie orientale moribonde en zone d’influence politique pour le premier et en zone d’influence commerciale pour le second.
La crise multiforme, qui a débouché sur la première guerre mondiale africaine, a eu des conséquences négatives non seulement en RDC, mais aussi dans d’autres pays des Grands Lacs, voire au-delà. Le préambule de l’Accord de Lusaka portant cessez-le-feu au Congo-Kinshasa est on ne peut plus clair à ce sujet. Il souligne la dimension, à la fois interne et externe, du conflit dont la solution devait passer en son temps par le succès du dialogue inter-congolais tenu en Afrique du Sud et l’engagement des parties à la mise en œuvre de l’accord qui en était découlé. Le processus actuel de paix de Nairobi en est une similitude. La différence résulte dans le fait que le régime Tshisekedi n’est pas l’émanation de Kampala ou de Kigali. Son avènement a fait basculer les équilibres des pouvoirs et les alliances au niveau régional (Valeria Alfieri, interview à RFI, le 18/10/2020.). Ce, au point d’exacerber les tensions entre le Rwanda et le Burundi qui s’accusaient mutuellement de soutenir des mouvements armés. Néanmoins, le Burundi a, courant octobre 2022, rouvert sa frontière avec le Rwanda fermée depuis cinq ans. Aussi, devant le rapprochement, qui devenait de plus en plus évident entre l’Ouganda et la RDC, le Rwanda a vite fait de normaliser ses relations avec le pays de Museveni.
En effet, confrontés à la fin des années 80 et au début des années 90 à l’épreuve difficile de la démocratisation, les différents régimes dans l’ancien Zaïre, au Rwanda, au Burundi et en Ouganda se sont écroulés chacun selon sa logique propre, mais dont l’impact de moyens utilisés à cet effet a contribué à créer un enchevêtrement régional (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, 2010). Par la suite, la destruction volontaire du régime burundais démocratiquement élu pour des raisons de géopolitique «tribale» dans un contexte régional dominé par une âpre lutte de survie des dictatures militaires du Rwanda et du Zaïre a engendré la vague des violences qui, à son tour, a changé le paysage politique de la région et consolidé le système régional de guerre (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit.). Ce nouveau paysage politique s’est traduit par le renversement des régimes en place en Ouganda et au Rwanda et la quête d’un renouveau politique dans l’ancien Zaïre au travers d’une alliance par les nouveaux dirigeants dans ces pays avec les hommes de Laurent-Désiré Kabila afin de renverser le régime Mobutu, accusé de soutenir leurs rébellions respectives en utilisant le territoire congolais comme sanctuaire et base arrière d’opérations (BALANDA MIKUIN L., 2003.). Ce qui a débouché sur la guerre dite de libération déclenchée en octobre 1996 par l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), doublée de l’agression du Congo par le Rwanda et l’Ouganda auxquels s’est joint le Burundi.
La recherche des solutions à la crise a débordé du cadre des pays précités constituant les Grands Lacs Africains pour s’étendre à la région tout entière. Et, il est vite apparu que les conditions prévalant dans tous les pays voisins (directs et indirects) de la RDC, notamment le Congo-Brazzaville, la RCA (République Centre Africaine), l’Angola et le Soudan, avaient tout autant de l’influence sur sa stabilité (CIRGL, Octobre 2007). A l’instar de la Tanzanie, le Kenya et la Zambie ont subi, ne serait-ce qu’en termes de flux de réfugiés, de plein fouet les effets collatéraux des crises des quatre pays centraux. Par ricochet, les pays limitrophes à ceux du champ, notamment la Namibie, le Malawi, le Botswana, le Mozambique et le Zimbabwe, n’étaient pas non plus épargnés.
Il va donc sans dire que le poids des contraintes externes, particulièrement celles constituées par les prétentions des pays voisins agresseurs et la situation d’instabilité régionale, est évident dans toute voie devant mener à la consolidation interne de la démocratie congolaise.
Mais comble de tout, après six décennies d’indépendance, l’ancien Zaïre s’est retrouvé, au bout du compte, un Etat effondré et englouti par la récurrente crise de légitimité du pouvoir. Et aussi par les frasques d’une guerre d’agression, doublée de rébellions et de la première guerre mondiale africaine (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit.). Néanmoins, le mérite de cette guerre de la région des Grands Lacs aura été de mettre tous les Congolais d’accord sur la ruine de leur Etat et sur les dangers de sa complète disparition dans sa forme administrative héritée de la colonisation africaine (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit.). Roland Pourtier ne réalise donc pas comment les Congolais, qui ne sont d’accord sur rien entre eux, s’accordent et deviennent très soudés aussitôt qu’il est question de la partition de leur pays (RolandPOURTIER, «Reconstruire le territoire pour reconstruire l’Etat : la RDC à la croisée des chemins», www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2008).
Toutefois, le dessein de la balkanisation de la RDC est toujours à l’ordre du jour dans plusieurs officines. Mais, devant la résistance des Congolais, il semble faire du chemin sous des formes subtiles. Et les 18 ans de règne de Joseph Kabila semble y avoir contribué, notamment en affaiblissant l’armée nationale à coup d’infiltration et de manque de volonté à bâtir une armée véritablement nationale et républicaine, et en minant l’Etat par la systématisation de la corruption qui a fait s’effondrer tout l’édifice. Christophe Lutundula ne croyait pas si bien dire en soulignant avec véhémence que «le Rwanda veut une RDC faible et corvéable à merci. Il ne veut pas que nous organisions notre armée, que nous sécurisions l’Est. Il veut profiter du chaos et voler nos richesses» (www.jeuneafrique.com, le 21/06/2022). Bref, la racine du problème, c’est la faiblesse de l’Etat congolais et de son armée structurellement défaillante (lemonde.fr/Afrique, le 17 juin 2022.)
Le Rwanda ne veut pas lâcher la RDC
De 1998 à 2003, le territoire congolais avait connu une partition de fait. Et la menace persiste. Après avoir occupé des pans entiers dans le Kivu et ailleurs à travers le RCD, le MLC, ainsi que d’autres mouvements rebelles et groupes locaux armés, les «puissants» voisins du Rwanda et de l’Ouganda, par devers eux certaines puissances, se montrent toujours déterminés à transformer sa partie orientale moribonde en zone d’influence politique pour le premier et en zone d’influence commerciale pour le second (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, ibid.). Et pour rien au monde, le Rwanda ne veut pas lâcher l’Est de la RDC (Slateafrique.com, 2012.). Son régime tire des énormes bénéfices financier et géostratégique en contrôlant la province du Nord-Kivu. De même, le régime ougandais trouverait dans le chaos causé, notamment par le retour du M23, une aubaine pour peser de nouveau dans la région aussi bien géopolitiquement qu’économiquement (afrikarabia.com, le 13 juin 2022.). Chercheur américain, Jason Stearns est d’avis que «Géopolitique, minerais précieux, luttes d’influence sont au cœur de la crise qui oppose l’Ouganda et le Rwanda sur le sol congolais» (afrikarabia.com, art.cit.). Régulièrement, le Rwanda et l’Ouganda sont toujours en RDC pour des raisons très diverses : maintenir la pression sur le gouvernement congolais, pérenniser les trafics de matières premières, ou continuer d’agiter la menace extérieure pour mieux contrôler son opposition interne (afrikarabia.com, art.cit.).
L’Angola n’était pas non plus en reste. Du reste, il n’est pas le seul. Victime pour sa part sous le régime Mobutu de la sous-traitance de la stratégie de la superpuissance américaine en Afrique centrale, Luanda – lorgnant par la suite, entre autres, le pétrole dans le plateau continental et désireux de priver à tout prix les indépendantistes cabindais de toute base arrière en RDC – n’entend pas moins avoir une position avancée dans celle-ci.
A dire vrai, au propre comme au figuré, la RDC ne ploie pas moins sous un condominium. La quasi-totalité des Etats et les organisations régionales africaines et sous régionales de l’Afrique australe sont loin de renoncer à la tendance confirmée de leur soutien implicite à l’affaiblissement institutionnel congolais, ainsi qu’au piège électoral du déclassement géopolitique du Congo (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit.).
Du rôle de puissance régionale à l’immobilisme aux mutations géopolitiques mondiales
La RDC, alors Zaïre, a joué pendant la guerre froide un rôle géostratégique de premier plan dans le cadre de la stratégie mondiale de la superpuissance américaine aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique australe(Philippe Baudouin Biyoya, in ELIKIA MBOKOLO, op.cit.). De ce fait, elle a contribué à déstabiliser les avancées du communisme en Afrique centrale grâce à l’aide apportée, à travers le territoire congolais, aux opposants et combattants angolais de l’UNITA (Union pour l’Indépendance Totale de l’Angola) et du FLEC (Front de Libération de l’Enclave de Cabinda) et à ceux qui luttaient contre le communisme en République populaire du Congo sous le président Marien Ngouabi (BALANDA MIKUIN L., op.cit). Elle a fait et défait les régimes politiques au Rwanda et au Burundi. Soutien de taille du général Idi Amin Dada en Ouganda, elle n’a pas été moins présente dans le conflit soudanais.
En plus des accointances avec l’UNITA, la RDC a également hébergé Holden Roberto, président du FNLA (Front National de Libération de l’Angola), un autre parti politique opposé au MPLA (Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola) qui a finalement, avec l’appui des Cubains soutenus par les Russes, accédé au pouvoir à Luanda sous la direction d’Agostino Neto. Elle a aussi pris pied dans le théâtre de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud en exerçant, notamment, une influence sur certains pays dits de la ligne de front. L’ancien président mozambicain Samora Machel est mort dans un crash d’avion en partance pour son pays en revenant de Kinshasa. L’emblématique Nelson Mandela a foulé le sol congolais aussitôt après sa sortie de prison afin de remercier le président Mobutu pour sa contribution à la lutte contre le régime raciste en Afrique du Sud. Ce qui souleva à l’époque le courroux des dirigeants de l’UDPS au point d’intimer l’ordre à leurs militants de ne pas accueillir cette icône.
Le Congo-Kinshasa ne s’était pas limité en Afrique centrale et australe. Il avait poussé ses tentacules jusqu’en Afrique occidentale. Les troupes zaïroises à l’époque sont intervenues au Togo pour sauver le pouvoir de Nyassingbé Eyadema. Elles étaient aussi au Tchad et au Biafra (Nigeria).
La politique de «recours à l’authenticité» prônée par le président Mobutu avait fait des émules parmi ses pairs africains. Le président Eyadema se débarrassa de son prénom d’Etienne pour adopter un nom typiquement africain, à savoir «Nyassingbé». Le président tchadien Tombalbay retira de sa garde-robe le costume classique occidental pour enfiler l’«abacost» imposé dans l’ancien Zaïre par son homologue Mobutu. Il adopta également la toque de léopard et la canne. Sacré plus tard «Empereur», le Centrafricain Jean Bedel Bokasa, canne à la main, se coiffa aussi d’une toque de léopard.
Ce statut ou ce rôle de puissance régionale que revêtait la RDC, autrefois Zaïre, n’a pas survécu à l’effondrement de son Etat, à l’immobilisme de sa société et aux grandes mutations géopolitiques mondiales. Ces mutations ont abouti à la redistribution des rôles en Afrique au profit de nouveaux alliés régionaux des vainqueurs de la guerre froide, notamment l’Afrique du Sud et l’Angola (Philippe Baudouin Biyoya, in ELIKIA MBOKOLO, op.cit.). Ces deux pays sont comptés parmi de nouveaux alliés des Etats-Unis d’Amérique dans leur stratégie post-blocs au détriment de la RDC. Et aussi dans une certaine mesure le Rwanda ; pays dont les USA – soutien de la rébellion du FPR (Front Patriotique Rwandais) à dominance tutsie par l’intermédiaire de l’Ouganda – ont arraché le contrôle du territoire aux Français (TSHIMANGA BAKADIABABU, E., 2005.). Ni le rôle de gendarme des Etats-Unis joué par le président Mobutu pendant la guerre froide en Afrique centrale, ni le soutien de la France à son pouvoir en perdition en 1996-1997, ni la garantie des intérêts occidentaux en RDC ne dissuadèrent Washington à accorder un sursis au président Mobutu. Ni le rôle de gendarme des Etats-Unis joué par le président Mobutu pendant la guerre froide en Afrique centrale, ni le soutien de la France à son pouvoir en perdition en 1996-1997, ni la garantie des intérêts occidentaux en RDC ne dissuadèrent Washington à accorder un sursis au président Mobutu. David Simpson, ambassadeur américain en poste à l’époque dans l’ancien Zaïre, était on ne peut plus clair : «Il fallait en finir avec le pouvoir de Mobutu» (TSHIMANGA BAKADIABABU, E., op.cit.)
Faute de se reconvertir depuis la fin de la guerre froide pour jouer un quelconque rôle sur l’échiquier tant africain qu’international, la RDC est un pays malade de géopolitique et de géostratégie mondiale. Elle a donc failli à la réalisation d’un grand dessein géopolitique interne et externe, alors que son évolution politique et institutionnelle est tributaire de contextes géostratégiques mondiaux, depuis la Conférence Internationale de Berlin (1885) jusqu’à la Conférence Internationale sur la région des Grands Lacs Africains (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit).
La question fondamentale est celle liée à la manière dont on devait travailler à la reconversion de la fonction géopolitique de cette nation centrale, pivot de l’équilibre régional recherché (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit). Comment y arriver tant que la RDC n’est pas cet Etat redressé et réédifié et que cette perspective ne procède pas de sa seule propre volonté, mais aussi du consensus partagé entre les pays voisins immédiats, victimes de l’instabilité congolaise, et les partenaires internationaux du développement sur le devoir d’existence d’un Congo fort, d’un Etat congolais responsable même privé du leadership régional (Philippe Baudouin Biyoya, in Elikia Mbokolo, op.cit) ? C’est la quadrature du cercle.
D’autre part, la RDC connaît depuis le début des années 90 un délabrement grandissant des infrastructures de communication qui a accéléré l’archipellisation de l’espace national et le repli dans une spirale de sous-développement, de paupérisation et d’insécurité. C’est un pays, somme toute écartelé, où des pans entiers du territoire sont mal reliés les uns et les autres et dont les espaces périphériques, très éloignés de la seule et étroite fenêtre océanique, regardent par la force des choses vers l’extérieur, c’est-à-dire les divers pays étranger(RolandPOURTIER, art.cit). Ce qui engendre non seulement des inégalités et mettent à mal la cohésion nationale, mais induit également la tenue des élections, faute de logistique conséquente pour aussi bien le déploiement des matériels de vote que la collecte des résultats et le ramassage d’autres documents de la comptabilité électorale.
Ce qui en rajoute à la quadrature du cercle. Il y a donc, de ce fait, nécessité de la mise en œuvre d’une politique d’aménagement du territoire par l’Etat central pour équilibrer les forêts centrifuges de la centralisation, source de fragmentation de la RDC (Roland POURTIER, art.cit.). D’où l’intérêt du découpage territorial effectué en 2015 dans la perspective de la décentralisation qui a abouti à la mise en place effective des nouvelles provinces. Mais, J.C. Bruneau soutient que ce découpage n’a pas été influencé par le poids démographique, encore moins par la fonctionnalité des espaces ou leur viabilité économique (BRUNEAU, J.C, «Les nouvelles provinces de la RDC : construction territoriale et ethnicités», http://www.espacepolitique.revue.org). Et de soutenir : «Pour réussir une régionalisation utile qui construise et non déconstruise, il est utile de trouver des formules viables et durables ; formules passant, entre autres, par un profond réaménagement du territoire».
Un Etat c’est d’abord le territoire. C’est la profession de foi du Français Roland Pourtier qui note que les politiques publiques ne peuvent s’apprécier qu’en fonction des données territoriales, de leurs potentialités et de leurs contraintes, notamment dans le secteur des communications. Celles-ci conditionnent la fonction de l’activité économique et de la vie sociale, voire politique. Il va de soi que les solidarités territoriales construites au moyen des infrastructures et étayées par les représentations constitueraient le support sur lequel se construirait la nation.
En principe, la création des nouvelles provinces devrait générer des dynamiques en faveur des nouveaux chefs-lieux. C’est à ce défi de la reconstruction d’un espace écartelé que se doit de répondre la RDC après des décennies de destruction de son tissu spatial ((Roland POURTIER, art.cit.). Son émergence est donc au prix du rétablissement d’infrastructures capables d’assurer l’intégrité territoriale d’un Etat-nation. Il s’ensuit que la stabilité politique ne pourra être assurée, par-delà une bonne organisation des élections, sans un réseau de transport à même de recoller les pièces éparses d’un espace désolidarisé et d’assurer un contrôle territorial attestant de la présence de l’Etat. Donc, si le pays n’est pas relié en vue de tonifier la cohésion nationale, la RDC risque de se retrouver pour longtemps encore dans le piège des zones d’influence rwandaises et ougandaises. Par-delà ces deux pays dans le piège des puissances et leurs multinationales.