Organisation à but non lucratif , structure de la société civile, une association indépendante dévouée à l’intérêt général du développement de la RDC, une équipe permanente de travail axée sur la recherche et la production des propositions innovantes en matière de politique publique.

SUPPLEANCE DE LA DIPLOMATIE CONGOLAISE : CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE

I. CONTEXTE

1. La situation en République Démocratique du Congo est dominée pour le moment par la guerre de l’Est qui n’en finit pas il y a plus de deux décennies. Cela malgré la volonté politique affichée par le régime du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

2. Cette situation est exacerbée présentement par la résurgence du M23 qui a repris du poil de la bête après avoir été vaincu en 2013 par les FARDC avec le concours de la MONUSCO et dont les éléments résiduels s’étaient retranchés au Rwanda et en Ouganda. Ce qui met ainsi à mal la sécurité dans le Rutshuru avec le cortège des morts parmi les civils et des populations déplacées prises au piège d’une crise humanitaire aigue ; crise qui a des incidences sur celle qui sévit dans l’autre partie de la province à Beni avec les ADF qui sont loin de dire leur dernier mot et qui se répercute sur tout le pays.

3. Plus qu’un groupe armé, le M23, ainsi que l’a souligné le 29 juin 2022 au Conseil de sécurité Mme Bintou Keita, Cheffe de la MONUSCO et Représentante du Secrétaire Général de l’ONU en RDC, se comporte désormais comme une armée conventionnelle avec une puissance de feu supérieure à celle des FARDC et de la MONUSCO. Il a non seulement capturé la cité de Bunagana à la frontière entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC, mais il ne s’est pas aussi empêché de narguer les Nations unies en abattant en mars l’hélicoptère de la mission onusienne sans que cela n’émeuve outre mesure la communauté internationale.

4. Et le comble de tout, c’est que la RDC, qui se trouve dans l’obligation de se défendre parce que son intégrité territoriale est terriblement menacée, a vu l’embargo sur l’achat des armes à son encontre être prolongé pour une année le 30 juin 2022 par le Conseil de sécurité. Cela malgré des preuves palpables sur l’implication du Rwanda dans la résurgence du M23 et la dénonciation par la Cheffe de la MONUSCO de sa posture militaire qui laisse entrevoir le soutien dont il bénéficierait de certains Etats, voire la clameur de la communauté internationale qui a crié à une guerre par procuration.

5. Le vote au Conseil de sécurité, avec 10 voix pour et 5 «abstentions» et non contre sur l’embargo sur l’achat des armes malgré des évidences, est indicatif de l’attitude de la communauté internationale dont la RDC ne parvient pas à percer les murs pour faire entendre sa voix et susciter ainsi l’adhésion à ses desiderata. Loin d’accompagner la RDC dans le combat pour sa vivification, elle semble plutôt prêter oreille au cahier de charges de ses agresseurs, la contraignant ainsi aux négociations avec eux.

6. Il va donc sans dire que, en plus de la faiblesse de notre armée qui doit être réformée profondément, la diplomatie congolaise accuse des déficits. Elle a du chemin à parcourir pour acquérir ses lettres de noblesse. En attendant, elle ne doit pas être l’apanage du seul Gouvernement.

II. JUSTFICATION

1. Au vu de l’état actuel de la diplomatie congolaise appelée à se consolider et du contexte du monde globalisant et globalisé d’aujourd’hui confronté à des relations et des interactions de plus en plus complexes, lesquelles interactions génèrent un environnement des risques et des opportunités avec incidence sur le mode de gestion de l’Etat-Nation, la gouvernance politique n’est plus l’apanage des seuls gouvernements et autres entités politiques. Elle a ouvert la porte aux autres acteurs socio-économico-politiques pour une interaction saine et productive.

2. Il est dès lors de bon aloi que se développe certaines structures parallèles (attachées profondément à la RDC et convaincues du rôle que celle-ci doit jouer en Afrique et dans le monde), qui soient à même de jouer aux supplétifs de la diplomatie congolaise. Dans l’objectif, bien entendu, de booster la politique étrangère du pays. Tel est le mobile qui pousse à la mise en place de «CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE», en sigle CADA.

En effet, de nos jours, il n’est un secret pour personne que les interactions officielles de gouvernement à gouvernement ne sont plus nécessairement les méthodes les plus efficaces pour obtenir la coopération internationale ou résoudre des différends. Les groupes de pression se révèlent être une solution alternative pour obtenir des résultats d’une manière officieuse pour l’intérêt des officiels sans faire déplacer toute une équipe au coût exorbitant dans la plupart des cas.

3. «CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE» est donc une structure qui se propose de mener une diplomatie parallèle dans la convergence de celle traditionnelle menée par le Gouvernement dans l’objectif, in fine, de booster celle-ci.

III. IDENTITE ET MISSION

A. IDENTITE

1. Organisation à but non lucratif qui dispose de ses propres ressources, structure de la société civile,  «CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE» est une association indépendante dévouée à l’intérêt général du développement de la RDC, une équipe permanente de travail axée sur la recherche et la production des propositions innovantes en matière de politique publique.

2. «CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE» est un regroupement des Congolais vivant aux USA qui ont pris conscience de la situation difficile que traverse leur pays et qui s’engagent à donner le meilleur d’eux-mêmes pour mener une diplomatie parallèle auprès des différents acteurs dans le pays d’accueil, en l’occurrence des dirigeants politiques et économiques, des universitaires, des syndicats et des ONG. Cela en utilisant tous les outils et opportunités à leur disposition, ainsi que leurs entrées dans les milieux aussi bien politiques, économiques, scientifiques que sociaux.

In fine, la structure va s’élargir aux autres membres de la diaspora congolaise à travers le monde, principalement dans les pays qui ont une incidence diplomatique sur la marche de notre pays.

3. Ses membres se recrutent au sein de la diaspora congolaise aux USA parmi des bénévoles, des hommes d’affaires, des professionnels et des universitaires

B. MISSION

1. «CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE» se propose comme missionde mener une diplomatie agissante non gouvernementale en faveur de l’Etat congolais par différentes voies qui s’offrent à ses membres, appelés à s’ancrer davantage dans différents milieux socio-économico-politiques américains.

2. Ainsi, «CONGO ACTION POUR LA DIPLOMATIE AGISSANTE» se veut :

– un groupe de pression et d’actions qui s’engage dans la recherche et la plaidoirie dans les différents domaines ;

– une agence spécialisée dans les relations nationales, multinationales et transnationales à même d’avoir l’autorité dans les débats et la conception des politiques publiques embrassant plusieurs  secteurs, à savoir, notamment, santé, éducation, culture, développement, économie et investissements, et résolutions de conflits ; 

– un groupe de réflexion et de recherche aux fins de proposer des solutions à des problèmes économiques, sociaux, et politiques et susceptible d’accompagner et d’influencer la prise de décision au niveau tant national qu’internationale ;

– une ressource complémentaire pour la gestion politique des programmes de développement de la RDC

– un intermédiaire entre les acteurs américains et les décideurs congolais.

IV. METHODOLOGIE

1. Se pénétrer à priori de la situation effective que connaît la RDC, de ses problèmes réels, des tentatives de solutions ou de leurs ébauches et les résultats auxquels l’on a abouti afin de l’expliquer avec maestria aux interlocuteurs pour susciter enfin leur adhésion.

2. Exploiter à fond et corser le carnet d’adresses afin de faire passer le message dans le but d’avoir l’effet boule de neige.

3. Exploiter le savoir-faire pour non seulement plus précision, de concision sur fond de la maîtrise des questions, mais aussi de provoquer l’effet esthétique dans le chef des interlocuteurs, récepteurs des messages à amplifier auprès de leurs institutions et opinion publique.

4. Développer des mécanismes de collaboration avec les décideurs politiques congolais, voire économiques, à commencer par les Ambassadeurs congolais à Washington et à New York qui peuvent aider à jeter le pont avec les autorités nationales.

5. Œuvrer pour la mise en place d’un think thank qui sera un véritable laboratoire d’analyse des questions congolaises, de développement d’approches pour des propositions de solutions aux problèmes qui se posent et à venir. C’est un modèle que pourrait copier l’administration congolaise qui devra se doter d’une machine utile à la géopolitique, la géostratégie, voire la géo économie congolaises.

6. Se doter d’une structure de communication efficace alliant les médias aussi traditionnels qu’électroniques (Tweeter, Facebook, Instagram, site internet, etc.  

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